.0 Le vieux Paray de mon enfance. - Les Images de Grand-Père
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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 21:46
Le vieux Paray de mon enfance.

à l'ombre de la basilique romane

Les petites maisons du vieux quartier
Les petites maisons du vieux quartier
Les petites maisons du vieux quartier
Les petites maisons du vieux quartier
Les petites maisons du vieux quartier
Les petites maisons du vieux quartier
Les petites maisons du vieux quartier
Les petites maisons du vieux quartier

Les petites maisons du vieux quartier

D'autres plus nobles ou bien vouées au négoce.
D'autres plus nobles ou bien vouées au négoce.
D'autres plus nobles ou bien vouées au négoce.
D'autres plus nobles ou bien vouées au négoce.

D'autres plus nobles ou bien vouées au négoce.

"..... Voici ses maisons, ses ruelles, ses places, ses toits de tuiles ou d’ardoises,
ses jardins. J’aperçois son mail qu’on appelle le Cours, avec ses tilleuls et ses
bancs de pierre, la Bourbince qui la traverse de ses deux bras sous un double
pont, son champ de foire qui jouxte le vaste pré communal qu’on nomme le Pâquier,
sa magnifique avenue de platanes séculaires, sa gare, ses faubourgs dont l’un
borde un canal, le canal du Centre, qui s’enfonce à l’horizon avec ses files de
peupliers. C’est bien le Paray de ma jeunesse, la petite ville monacale. Voici le
clocher de l’hôpital ; la grosse tour de l’ancienne église Saint-Nicolas, le clocheton
de la chapelle de la Visitation, celui de l’oratoire des Dames du Saint-Sacrement,
celui du couvent des Dames de la Retraite, car Paray est demeuré ville de couvents.
Les Jésuites y eurent un établissement, les Clarisses un cloître, mais la gloire et la
beauté de Paray, c’est son église clunisienne, sa magnifique basilique romane,
avec son haut clocher et ses deux antiques tours, avec son cloître et sa noble
demeure abbatiale, son prieuré aux sévères lignes Louis-quatorziennes, et la
grosse tour qui subsiste encore de ce que l’on nommait le Château de Paray et
qu’un sixain du temps déclarait « de noblesse bien entouré ».
....... " Car c’est une très vieille petite ville que Paray-le-Monial. Dès le XIIe siècle,
elle porte son nom : « Paredum moniale » ou « monacorum ». Elle a pour Seigneurs
les abbés de Cluni. Son prieuré ne relève pas des comtes de Chalon, pour les
attributions judiciaires. En 1335 des Lettres Royales, émanées de Philippe VI de
Valois, déclarent que Paray ne relève que du Roi de France et est exempt de toute
juridiction des Ducs de Bourgogne et des Comtes de Charollais....... "

 Henri de Régnier Juin 1924

 

La Bourbince ".....au flot capricieux, tantôt abondant, tantôt réduit à un simple filet d’eau. Une vieille carte du Baillage de Charollais en 1708 nous la montre prenant sa source aux confins nord du Baillage, non loin du village de Saint-Eusèche-des-Bois. Lentement, elle atteint Paray, cette Bourbince, et rejoint l’Arroux qui se jette dans la Loire à Digoin. Devant le Palais abbatial une digue la retient ou la laisse passer, selon son débit. Elle coule entre de minces peupliers en fuseaux ; (Henri de Régnier 1925)

La Bourbince ".....au flot capricieux, tantôt abondant, tantôt réduit à un simple filet d’eau. Une vieille carte du Baillage de Charollais en 1708 nous la montre prenant sa source aux confins nord du Baillage, non loin du village de Saint-Eusèche-des-Bois. Lentement, elle atteint Paray, cette Bourbince, et rejoint l’Arroux qui se jette dans la Loire à Digoin. Devant le Palais abbatial une digue la retient ou la laisse passer, selon son débit. Elle coule entre de minces peupliers en fuseaux ; (Henri de Régnier 1925)

Un centenaire : Le marché couvert qui servait aussi de salle des fêtes en fin de semaine . J''aimais y danser au bal du samedi soir !

Un centenaire : Le marché couvert qui servait aussi de salle des fêtes en fin de semaine . J''aimais y danser au bal du samedi soir !

Le petit jardin près de la poste où maman nous apprenait à faire nos premiers pas hors de la boutique.

Le petit jardin près de la poste où maman nous apprenait à faire nos premiers pas hors de la boutique.

" .......  " Ici, je m’arrête. Ce ne sont pas des « Souvenirs d’enfance » ou plus
précisément des « Souvenirs de mon enfance » que je voudrais fixer.
Je n’ai pas grand goût chez les autres pour ces réminiscences puériles où l’on se
considère un peu trop comme le « centre du monde ». Pour se justifier, les souvenirs
d’enfance doivent être ceux d’une enfance exceptionnelle.
C’est le cas d’un Chateaubriand, à la rigueur d’un Renan, d’un Loti, mais il est des
enfances plus modestes et plus ordinaires qui n’eurent rien de particulier que d’être
heureuses et choyées et quine comportent ni événements mémorables ni impressions
bien originales. Ces enfances appartiennent à ceux qui les ont vécues, mais ne
contiennent rien qui mérite d’être donné en exemple ou en spectacle. Elles sont notre
intime bien et nous ne devons soulever que bien légèrement le voile qui les recouvre.
En un mot je ne suis pas partisan de « l’égotisme » prématuré. J’admire, certes, la
façon dont le pratique un Henry Brulard, mais je n’ai point le dessein de l’imiter.
En revanche, ce qui me semble fort permis et ne me semble entaché d’aucune
outrecuidante vanité égotiste, c’est d’évoquer le plus objectivement possible les
lieux où vécurent notre enfance et notre jeunesse, de noter les aspects des choses
qui nous ont entouré ou frappé, de fixer l’image des êtres chers ou familiers, trop vite
disparus de notre vie, de rapporter ce que nous savons d’eux par ce qu’ils nous ont
appris les uns des autres ou ce que nous en avons appris ou observé par nous-mêmes." 

Paray-le-Monial par Henri de Régnier - Juin1924

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commentaires

N
Merci Louis Antoine pour ce reportage sur Cluny illustré du beau texte d'Henri de Régnier.
Henri de Régnier est pour moi aussi souvenir d'enfance et voici une poésie apprise en classe d'école primaire:

Le jardin mouillé
La croisée est ouverte, il pleut
Comme minutieusement,
A petit bruit et peu à peu
Sur le jardin frais et dormant.

Feuille à feuille la pluie éveille
L'arbre poudreux qu'elle verdit ;
Au mur, on dirait que la treille
S'étire d'un geste engourdi.

L'herbe frémit, le gravier tiède
Crépite et l'on croirait là-bas
Entendre sur le sable et l'herbe
Comme d'imperceptibles pas.
Le jardin chuchote et tressaille,
Furtif et confidentiel ;
L'averse semble maille à maille
Tisser la terre avec le ciel...
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Profil

  • Louis-Antoine
  • 88 ans, bon pied bon œil et joie de vivre.
  • 88 ans, bon pied bon œil et joie de vivre.

Valdorix moine de l'an Mil

Roman historique et régional inspiré par les écrits de l'abbaye de Cluny et par 60 ans de vie parodienne de Louis Antoine l'auteur.
La vie de ce moine écrivain correspond à la naissance de la cité d'Orval que l'on connaît maintenant sous le nom de Paray-le-Monial en Sud-Bourgogne.

http://valdorix.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

 

 

NOTRE DAME DE ROMAY et les souvenirs qui s'y rattachent

Le condensé du livre de Monsieur l'abbé Barnaud :

http://louis-antoine2.simplesite.com/

 

Le Classement

Marguerites du Seigneur.

 

Marguerites-1.jpg
 
Un bouquet de Marguerites
pour le Seigneur
 
Les voies impénétrables du Seigneur,
certains diront le hasard, a voulu que
dans un laps de temps relativement
court : un siècle, 3 jeunes personnes
prénommées Marguerite soient
appelées à une vocation religieuse
et y répondent passionnément
par amour du Christ, chacune à sa
manière. La première  en date
(1620/1700) Marguerite Bourgeoys
religieuse au Canada
La deuxième (1647/1690)
Marguerite-Marie, en France
religieuse cloîtrée.
La troisième (1701/1771)
Marguerite d’Youville fondatrice des
Sœurs Grises au Québec.
Animées d’une même foi mais en
suivant des chemins bien différents,
ces trois religieuses ont laissé une
trace indélébile dans la longue marche
de la chrétienté et on rejoint la
multitude de Saintes et Saints
du Paradis.        

Les Marguerites du Seigneur (nouvelle version)

 

 

 

 

 

 

 
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