.0 patrimoine roman - Les Images de Grand-Père
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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 15:46

En 1707, la vieille église de Dun cessa d'être paroissiale. Pour la commodité des paroissiens et du curé, une nouvelle église fut bâtie à mi-côte par les seigneurs de la Garde-Marzac ; un nouveau patron fut donné à la paroisse, saint Racho, évêque d'Autun

Une légende s'est formée sur le déplacement de deux statues

une  légende de la montagne de Dun

Saint Pierre est représenté en costume papal, la tiare sur la tête, la chape sur les épaules. De la main droite, il tient la clé symbolique ; de la main gauche, il présente un livre ouvert, le livre des saints Évangiles.

une  légende de la montagne de Dun

Saint Paul est revêtu de la toge romaine. La main droite s'appuie sur la garde de l'épée ; la main gauche tient un livre fermé, le livre des Epîtres. Disons que l'épée de saint Paul est dans le fourreau et que l'arme ainsi représentée a toute l'apparence d'un vulgaire parapluie.

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La première nuit de leur installation dans l'église de Saint-Racho, les deux statues s'animèrent et tinrent conseil. « Resterons-nous dans ce nouvel édifice ? Remontons sur la cime de Dun, c'est là que nous fûmes placées depuis des siècles ». Les deux statues versaient des larmes abondantes.
La clé de saint Pierre ouvrait toutes les serrures. Saint Paul eut un mouvement de vivacité et tira le glaive du fourreau, mais sur l'ordre de son chef, le grand apôtre rengaina son épée.
Sorties de l'église, les deux statues animées gravirent la montagne, entrèrent dans le vieux sanctuaire de Dun et reprirent leur place accoutumée.
Le lendemain, grand émoi dans le bourg de Saint-Racho. Les deux statues avaient disparu et l'on ne tarda guère d'apprendre où elles se trouvaient.
Immédiatement, le curé de la paroisse, accompagné de son marguillier, gravit la montagne pour s'assurer d'un fait si extraordinaire. C'était bien vrai. Les statues de saint Pierre et de saint Paul s'étaient replacées d'elles-mêmes dans leurs niches, des deux côtés de l'autel.
Le curé hésita quelque temps. « Grands saints, dit-il, puissants et glorieux patrons, nous tenons à vous posséder dans notre nouvelle église... De grâce ne refusez pas de rester avec nous ! »
Les deux statues furent placées respectueusement sur un char et descendues de nouveau dans l'église de Saint-Racho.
La nuit suivante, les deux statues s'animèrent et tinrent conseil. « Il nous serait facile de remonter, si nous le voulions, mais ces braves gens désirent nous garder !... Ils seraient capables de revenir nous chercher... Restons avec eux. J'y consens, dit saint Paul. » Saint Pierre ajouta : « J'ai l'espoir qu'il nous sera donné de remonter un jour dans notre église de Dun... Les hommes passent, Dieu est le maître de l'avenir. »
La parole légendaire s'est réalisée. Le Maître de l'avenir réservait aux deux statues l'honneur d'une splendide réinstallation dans le sanctuaire rajeuni.

source : http://pjpmartin.free.fr/site/Dun_1.htm

Dun, autrefois, aujourd'hui,

 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 21:41
Saint Gengoux le Royal

ou "le National" après la Révolution

Histoire
Les plus anciens vestiges découverts sur l'emplacement de Saint Gengoux, nous font penser que le village date de l'époque mérovingienne. Jusqu'à l'an mil, le bourg se dévelo
ppe sous un nom inconnu.
En 925, les Bénédictins de Cluny placent l'église sous le vocable de saint Gengoul (d'où le nom de la cité). Quelques années plus tard, l'église est offerte en don aux moines de Cluny.
En 1120, une nouvelle église est construite. En 1166, Saint Gengoux et ses alentours sont cédés au Roi Louis VIII.
En 1200, le Roi accorde une charte royale à la ville, qui devient, en 1246, Saint Gengoux le Royal. En 1793, suite à la Révolution, Saint Gengoux le Royal, devient Jouvence. Nom qui ne restera pas longtemps, puisqu'à la Restauration, il redeviendra Saint Gengoux le Royal, puis en 1870, la ville prendra son nom définitif de Saint Gengoux le National.

Quelques images de la cité médiévale.
Quelques images de la cité médiévale.
Quelques images de la cité médiévale.
Quelques images de la cité médiévale.
Quelques images de la cité médiévale.
Quelques images de la cité médiévale.

Quelques images de la cité médiévale.

Saint Gengoux le Royal
Le chœur flamboyant du XVème siècl e, à chevet plat, de trois travées, voûté d’ogives, est percé d’une grande baie à meneaux et remplage flamboyant, dans l’axe du sanctuaire. Cette baie est ornée d’un grand vitrail du XIXème siècle (du maître - verrier Georges Claudius Lavergne, Paris, 1898) , intitulé « Le Paradis », représentant la foule des saints de toutes les époques , surmontée par le couronnement par le Christ de la Vierge, reine de tous les saints , par la colombe de l’Esprit - Saint et par Dieu le Père

Le chœur flamboyant du XVème siècl e, à chevet plat, de trois travées, voûté d’ogives, est percé d’une grande baie à meneaux et remplage flamboyant, dans l’axe du sanctuaire. Cette baie est ornée d’un grand vitrail du XIXème siècle (du maître - verrier Georges Claudius Lavergne, Paris, 1898) , intitulé « Le Paradis », représentant la foule des saints de toutes les époques , surmontée par le couronnement par le Christ de la Vierge, reine de tous les saints , par la colombe de l’Esprit - Saint et par Dieu le Père

Statue de Saint Louis, patron de la paroisse.

Statue de Saint Louis, patron de la paroisse.

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 21:51
Les Dames de Lancharre

Longtemps oublié, l’ancien sanctuaire bénédictin de Lancharre préserve entre ses murs les témoignages d’un riche passé.

Sur la commune de Chapaize, proche de Saint-Gengoux-le-National, le site de Lancharre dévoile au fil des années les mystères de son histoire. Sur la voie romaine reliant Tournus à Autun, des fouilles archéologiques vont mettre en évidence la présence d’habitations à partir des Ier et du IIe siècles après J. C. Il est possible que Lancharre ait été un relais, ou une halte sur cette voie romaine aujourd’hui disparue.

L’église de Lancharre a été classée monument historique en 1930.
L’église de Lancharre a été classée monument historique en 1930.

L’église de Lancharre a été classée monument historique en 1930.

Lancharre, tombé dans l’oubli, va renaître par le biais des Sires de Brancion.

Ces derniers fondent au XIe siècle le prieuré de Lancharre, pour les jeunes filles issues de la noblesse. Les chanoinesses comptent également parmi elles des femmes de premiers rangs appelées « Dames ». Elles se sont tournées vers la religion après le décès de leurs maris, pour la plupart soldats ou chevaliers. Quelques années après leur installation à Lancharre, les religieuses, qui dépendront des abbés de Cluny, suivront la règle de Saint-Benoît. Toute la vie locale tourne autour du cloître où vivent les bénédictines.

(Source jsl - Guillaume Badet - CLP-)

 

Des constructions primitives, étalées du XIe au XIIIe siècle, il ne reste plus que le chœur et ses absides, le transept et son clocher, ainsi qu’une partie du mur de pierres côté nord.

Des constructions primitives, étalées du XIe au XIIIe siècle, il ne reste plus que le chœur et ses absides, le transept et son clocher, ainsi qu’une partie du mur de pierres côté nord.

Les Dames de Lancharre

Les "dames de Lancharre" ne faisaient pas voeux de pauvreté et vivaient de leurs revenus sous la protection des seigneurs voisins. Elles pouvaient en outre habiter une maison particulière située dans l'enclos du monastère et avoir une servante.

Des pierre tombales classées Monuments historiques en 1898, et relevées en 1933 par mesure de sauvegarde. Elles gardent la mémoire de certaines anciennes prieures. On remarque en particulier celles de Marguerite de Germolles (1302), Isabelle de Vauvry (1295), Parelle de Saint-Clément (1298), Fauquette de Nanton (1326)

( Elles feront l'objet d'un prochain reportage en images de grand-père )

Les Dames de Lancharre

De cet ancien prieuré subsistent de nombreux vestiges de l'enceinte et de la porte ainsi que certains bâtiments aujourd'hui reconvertis, qui témoignent de l'importance de l'établissement à l'époque médiévale .

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 22:54
Saint Laurent en Brionnais

Un village chargé d'Histoire

Saint Laurent en Brionnais
Saint Laurent en Brionnais
Saint Laurent en Brionnais
Saint Laurent en Brionnais
La chapelle de la Sainte Veirge dans la partie ancienne, romane du 12e siècle

La chapelle de la Sainte Veirge dans la partie ancienne, romane du 12e siècle

Bénitier et chapiteau vestiges du passé.
Bénitier et chapiteau vestiges du passé.

Bénitier et chapiteau vestiges du passé.

Le Brionnais à la particularité de murets de clôture en pierres sèches
Le Brionnais à la particularité de murets de clôture en pierres sèches
Le Brionnais à la particularité de murets de clôture en pierres sèches

Le Brionnais à la particularité de murets de clôture en pierres sèches

Durant la révolution, Saint-Laurent abrite et protège un prêtre réfractaire, l'abbé Nicolas Montmessin, de Saint-Julien-de-Civry, qui de 1794 à 1798, évangélise tout le Brionnais. Curé de Saint-Laurent en 1802, il fonde de ses deniers et commence la construction du pensionnat de jeunes filles qui, de 1822 à 1965, va faire la renommée de la commune, comptant jusqu'à 400 élèves.  Celles-ci, dessin et musique inclus, reçoivent une excellente éducation bourgeoise et religieuse délivrée par des religieuses, les sœurs du Saint-Sacrement.

Durant la révolution, Saint-Laurent abrite et protège un prêtre réfractaire, l'abbé Nicolas Montmessin, de Saint-Julien-de-Civry, qui de 1794 à 1798, évangélise tout le Brionnais. Curé de Saint-Laurent en 1802, il fonde de ses deniers et commence la construction du pensionnat de jeunes filles qui, de 1822 à 1965, va faire la renommée de la commune, comptant jusqu'à 400 élèves. Celles-ci, dessin et musique inclus, reçoivent une excellente éducation bourgeoise et religieuse délivrée par des religieuses, les sœurs du Saint-Sacrement.

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Valdorix moine de l'an Mil

Roman historique et régional inspiré par les écrits de l'abbaye de Cluny et par 60 ans de vie parodienne de Louis Antoine l'auteur.
La vie de ce moine écrivain correspond à la naissance de la cité d'Orval que l'on connaît maintenant sous le nom de Paray-le-Monial en Sud-Bourgogne.

http://valdorix.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marguerites du Seigneur.

 

Marguerites-1.jpg
 
Un bouquet de Marguerites
pour le Seigneur
 
Les voies impénétrables du Seigneur,
certains diront le hasard, a voulu que
dans un laps de temps relativement
court : un siècle, 3 jeunes personnes
prénommées Marguerite soient
appelées à une vocation religieuse
et y répondent passionnément
par amour du Christ, chacune à sa
manière. La première  en date
(1620/1700) Marguerite Bourgeoys
religieuse au Canada
La deuxième (1647/1690)
Marguerite-Marie, en France
religieuse cloîtrée.
La troisième (1701/1771)
Marguerite d’Youville fondatrice des
Sœurs Grises au Québec.
Animées d’une même foi mais en
suivant des chemins bien différents,
ces trois religieuses ont laissé une
trace indélébile dans la longue marche
de la chrétienté et on rejoint la
multitude de Saintes et Saints
du Paradis.        

 

 

 

 

 

 

 

 
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